Saturne est la sixième planète du Soleil, avec les plus grands anneaux planétaires du Système Solaire. C’est la deuxième plus grande planète après Jupiter, et récemment, avec beaucoup d’autres lunes découvertes, elle a dépassé le nombre de lunes de Jupiter et est maintenant considérée comme la planète avec les plus nombreux satellites.
Feuilles de calcul Saturne imprimables
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Notre collection propose un dossier complet à imprimer, accompagné de dix exercices variés et stimulants. De quoi mettre à l’épreuve les connaissances et susciter l’intérêt des élèves pour cette géante à anneaux.
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Faits clés et résumé
Voici des données marquantes pour mieux cerner Saturne et ses particularités :
- Depuis l’Antiquité, la planète intrigue par sa brillance et sa proximité relative à la Terre. Son observation n’est attribuée à personne en particulier, mais c’est en 1610 que Galilée la regarde à travers une lunette astronomique pour la première fois.
- Le télescope de Galilée ne permettait pas de distinguer les anneaux. Il faut attendre 1659 et les travaux de Christiaan Huygens pour que ces structures soient révélées.
- Le nom Saturne vient du dieu romain des moissons et du temps, équivalent de Cronos chez les Grecs.
- Parmi les cinq planètes visibles (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter), Saturne est la plus distante de la Terre, à 10,6 unités astronomiques de nous en moyenne, et 9,6 unités astronomiques du Soleil. La lumière met près d’1h30 à nous parvenir depuis Saturne. Pour suivre sa position exacte, il suffit de consulter les outils d’observation en ligne.
- Elle occupe la deuxième place en taille dans le Système Solaire, juste derrière Jupiter. Son rayon atteint 58 232 km, environ neuf fois celui de la Terre.
- Son diamètre frôle les 121 000 km : quasiment 9,5 fois celui de notre planète. Sa surface est 83 fois plus vaste.
- Saturne se distingue par ses anneaux, plus étendus que ceux de toute autre planète. À l’œil nu, ils restent invisibles. Trois anneaux sont perceptibles avec un télescope amateur, les plus puissants en révèlent huit, et la sonde Cassini en a recensé plus de trente. En réalité, ce sont des myriades de petits fragments rocheux qui forment ces voiles spectaculaires.
- Ces anneaux s’étendent jusqu’à 282 000 km de la planète, soit la distance de la Terre à la Lune. Saturne et ses anneaux tiendraient d’ailleurs dans cet espace.
- Elle présente une forme aplatie aux pôles : son diamètre équatorial dépasse le diamètre polaire de plus de 12 000 km. Vue dans une lunette, elle paraît écrasée.
- Avec une densité de 687 kg/m³, Saturne flotte littéralement sur l’eau. Sa légèreté s’explique par sa composition majoritairement gazeuse.
- Hydrogène et hélium constituent l’essentiel de cette planète géante.
- Son atmosphère, composée d’ammoniac (jaune), d’hydrosulfure d’ammoniac (orange) et d’eau (blanc), lui donne sa teinte jaune-brun singulière.
- Saturne tourne rapidement sur elle-même : un jour y dure 10,6 heures. Par contre, son année s’étire sur 29,5 ans terrestres.
- La température de la haute atmosphère descend à -175 °C. Sous les nuages, la chaleur grimpe nettement.
- L’inclinaison de l’axe (26,73°) entraîne des saisons, avec des variations thermiques marquées entre les hémisphères.
- Saturne ne possède pas de sol solide. Son cœur, plus compact que celui de Jupiter, mesurerait presque deux fois la Terre et se composerait de métaux, de roche et d’éléments solidifiés sous la pression extrême.
- De grandes tempêtes, visibles même depuis la Terre, balaient sa surface et forment les fameuses taches blanches.
- Le nombre de lunes recensées autour de Saturne s’élève à 82, un record parmi les géantes du Système Solaire.
- Titan, la plus grosse, dépasse la taille de Mercure et est la deuxième plus grande lune du Système Solaire après Ganymède (satellite de Jupiter).
- Si Saturne elle-même n’offre aucun refuge pour la vie, certaines de ses lunes, comme Titan ou Encelade, pourraient héberger des océans sous leur surface, avec un potentiel pour abriter des formes de vie.
Saturne, surnommée la « planète aux anneaux », fascine les civilisations depuis des millénaires. Même si elle demeure la plus lointaine des planètes visibles à l’œil nu, son éclat continue de susciter des vocations d’astronome amateur.
En 1610, Galilée la scrute à travers sa lunette, devinant deux compagnons proches qui disparaissent à chaque observation. Ce n’est qu’en 1659 que Christiaan Huygens met fin au mystère : il ne s’agissait pas de lunes, mais d’anneaux entourant la planète.
Longtemps associée à la notion de temps, à cause de son déplacement lent dans le ciel, et à la richesse en raison de sa couleur dorée, Saturne porte le nom du dieu romain de l’agriculture et de l’abondance, équivalent de Cronos chez les Grecs.
Formation
Saturne est née il y a environ 4,5 milliards d’années, en même temps que le reste du Système Solaire. Sous l’effet de la gravité, gaz et poussières s’amalgament, donnant naissance à ce géant gazeux. Environ 500 millions d’années plus tard, Saturne s’installe à sa place actuelle dans la périphérie du Système Solaire. Comme Jupiter, elle se compose principalement d’hydrogène et d’hélium, deux éléments qui forment aussi la majeure partie du Soleil.
Distance, taille et masse
Saturne orbite à environ 9,5 fois la distance Terre-Soleil. Elle se situe à 9,6 UA du Soleil et à 10,6 UA de notre planète : la sixième au classement des planètes les plus lointaines.
La lumière met près d’1h30 à parcourir la distance qui nous sépare de Saturne. Son rayon de 58 232 km, son diamètre de 120 536 km, soit près de 9,5 fois celui de la Terre, et sa surface 83 fois plus vaste en font un mastodonte du Système Solaire.
Sa masse pèse 95 fois celle de notre planète.
Le volume de Saturne représente 764 fois celui de la Terre, mais elle reste la moins dense de toutes les planètes. Elle est huit fois moins dense que notre globe. Si on pouvait la poser sur un océan, elle flotterait. Sa densité, d’environ 0,687 g/cm³, s’explique par sa nature essentiellement gazeuse.
Orbites et rotation
Son jour est l’un des plus courts du Système Solaire : 10,6 heures suffisent à Saturne pour tourner sur elle-même. Mais il lui faut 29,5 années terrestres pour faire le tour du Soleil. Sa vitesse orbitale moyenne dépasse les 9,6 km/s.
L’orbite de Saturne est légèrement inclinée de 2,48° par rapport au plan orbital de la Terre. Ses distances au Soleil varient entre 9,2 et 10 UA selon les points d’orbite.
Inclinaison axiale
L’axe de Saturne, penché à 26,73°, entraîne des saisons comparables à celles de la Terre, avec des variations de température entre les hémisphères, la plupart étant d’ailleurs réparties horizontalement.
Structure
Majoritairement composée d’hydrogène et d’hélium, Saturne affiche la plus faible densité du Système Solaire. Comme Jupiter, Uranus ou Neptune, elle n’a pas de surface solide.
Au centre, un noyau compact mêle eau, glace et éléments rocheux, sans sol à proprement parler. Il ressemblerait à celui de Jupiter : un cœur dense, entouré d’une couche d’hydrogène liquide métallique, puis d’hydrogène moléculaire enrichi en glaces.
Le cœur atteint des températures extrêmes, jusqu’à 12 000 K, et rayonne deux fois et demie plus d’énergie qu’il n’en reçoit du Soleil. Sa masse équivaut à 9 à 22 fois celle de la Terre, pour un diamètre proche de 25 000 km.
Au-dessus, une épaisse couche d’hydrogène métallique liquide, puis d’hydrogène moléculaire saturé d’hélium, se transforme progressivement en gaz avec l’altitude. La couche extérieure, large de 1 000 km, n’est qu’un vaste manteau gazeux.
Atmosphère
Saturne est enveloppée de nuages qui forment des bandes diffuses, des jets puissants et des tempêtes géantes. Les vents y soufflent jusqu’à 500 mètres par seconde.
La pression atmosphérique est telle que les gaz sont comprimés jusqu’à l’état liquide. La température de la haute atmosphère tourne autour de -175°C, mais sous les nuages, elle grimpe nettement.
L’atmosphère mélange ammoniac, hydrosulfure d’ammoniac et eau, donnant à Saturne sa coloration brun-jaune. Les gaz sont composés à plus de 96 % d’hydrogène moléculaire et à un peu plus de 3 % d’hélium.
La Grande Tache Blanche de Saturne désigne l’ensemble des tempêtes cycliques assez vastes pour être observées depuis la Terre. Elles encerclent la planète tous les 30 ans terrestres, au rythme des saisons saturniennes. Le prochain épisode est attendu en 2020, lors du solstice d’été de l’hémisphère nord.
Les observations thermographiques révèlent un vortex polaire chaud au pôle sud, une singularité dans le Système Solaire. Alors que la température moyenne de Saturne est de −185 °C, le vortex atteint −122 °C, faisant de ce point le plus chaud de la planète.
Vortex du pôle Nord
Une onde hexagonale stable entoure le pôle nord de Saturne, visible dès les images de la sonde Voyager. Chaque côté de cet hexagone mesure plus de 13 800 km, soit plus que le diamètre de la Terre.
L’ensemble tourne en 10 heures et 39 minutes, durée qui coïncide avec les étranges émissions radio de Saturne. Ce rythme reflète probablement la rotation interne de la planète.
Vortex du Pôle Sud
Les clichés du télescope spatial Hubble montrent un courant-jet au pôle sud, mais pas de vortex hexagonal comme au nord.
La sonde Cassini a cependant observé une tempête proche d’un ouragan, avec un œil bien distinct, un phénomène inédit ailleurs que sur Terre. Cette tempête, sans doute présente depuis des milliards d’années, est comparable à la taille de la Terre et ses vents atteignent 500 km/h.
Magnétosphère
Saturne génère un champ magnétique stable et simple, de type dipôle, dont l’intensité à l’équateur représente un vingtième de celle de Jupiter. Il reste légèrement inférieur à celui de la Terre.
Ce champ provient des courants dans la couche d’hydrogène métal liquide, similaire au mécanisme de Jupiter. Titan, la plus grosse lune, évolue en périphérie de la magnétosphère et enrichit l’environnement en particules ionisées. À la clé : d’impressionnantes aurores polaires.
Lunes
Saturne détient aujourd’hui le record du nombre de lunes dans le Système Solaire, avec 82 satellites confirmés. Leur taille varie de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres.
Les orbites de ces lunes ont été confirmées comme étant extérieures au système d’anneaux. Parmi elles, 13 seulement dépassent 50 km de diamètre, et 7 sont suffisamment massives pour être sphériques, voire en équilibre hydrostatique comme Titan, la plus massive, ou peut-être Rhéa. La plupart n’ont pas encore reçu de nom officiel.
Satellites réguliers
Sur les 82 lunes, 24 sont qualifiées de régulières, car leurs orbites progrades sont peu inclinées par rapport à l’équateur de Saturne. Elles comprennent les 7 plus grandes lunes, 4 petits satellites partageant une orbite avec des lunes principales, 2 lunes co-orbitales et 2 satellites bergers qui gardent l’anneau F.
Deux autres satellites réguliers gravitent dans les espaces entre les anneaux, et Hyperion reste synchronisée avec Titan. Les autres lunes régulières évoluent près des anneaux principaux ou entre Mimas et Encelade. Elles portent des noms issus de la mythologie liée à Saturne.
Satellites irréguliers
Les 58 lunes restantes sont irrégulières, avec des diamètres de 4 à 213 km. Leurs orbites, éloignées et inclinées, alternent entre mouvements prograde et rétrograde. On estime qu’elles sont issues de la capture de petits corps ou du démantèlement de planètes mineures après collision.
On les classe en groupes Inuit, Nordiques et Gaulois, avec des noms issus des mythologies correspondantes. Phoebe, découverte à la fin du XIXe siècle, est la plus grande lune irrégulière connue de Saturne.
Grandes lunes
Saturne compte sept grands satellites, dont l’un dépasse la taille de Mercure.
Titan
Titan, découverte en 1655 par Christiaan Huygens, est la plus grande lune de Saturne et la deuxième du Système Solaire.
Avec un rayon de 2 575 km et un diamètre de 5 149 km, Titan surpasse Mercure en taille, bien qu’elle soit moins massive. Elle dépasse de 50 % la taille de la Lune et pèse 80 % de plus. Sa taille est comparable à celle d’un pays comme le Canada.
Seule Ganymède, satellite de Jupiter, la devance en taille. Titan est unique avec son atmosphère dense, composée principalement d’azote, de méthane et d’éthane, dans laquelle se forment nuages et précipitations. On y trouve des paysages étonnamment proches de ceux de la Terre : dunes, rivières, lacs et mers d’hydrocarbures.
Principalement composée de glace et de roche, Titan cache sous sa surface une couche d’eau liquide mélangée à de l’ammoniac. Sa rotation autour de Saturne dure un peu plus de 15 jours, et elle présente toujours la même face à sa planète. Hyperion, satellite voisin, partage une résonance orbitale avec elle.
L’analyse de l’azote de son atmosphère indique une origine lointaine, sans doute liée au nuage d’Oort. Titan reçoit seulement 1 % de la lumière solaire par rapport à la Terre. Le méthane atmosphérique crée un effet de serre qui maintient la surface à environ -179 °C.
En 2005, l’atterrisseur Huygens s’est posé sur Titan, devenant le premier engin à toucher un astre aussi lointain. Les analyses montrent un environnement riche en molécules organiques, propice à des réactions chimiques complexes. Sous sa glace, un océan global pourrait receler des conditions favorables à la vie microbienne. Titan fait l’objet de nombreuses études et de projets de missions à venir.
Hyperion
Découverte en 1848, Hyperion est la première lune non sphérique identifiée dans le Système Solaire. Sa silhouette irrégulière, sa rotation chaotique et sa surface criblée de cratères profonds lui donnent un aspect d’éponge.
Son diamètre atteint 121 km. On estime qu’elle provient de la fragmentation d’un objet plus massif. Sa faible densité suggère une composition majoritairement glacée. Son mouvement est imprévisible, et avec Nix et Hydra (lunes de Pluton), elle fait partie des rares satellites à avoir une rotation chaotique.
Encelade
Sixième plus grande lune de Saturne, Encelade a été repérée en 1789. Sa surface très réfléchissante, recouverte de glace fraîche, en fait l’un des objets les plus brillants du Système Solaire. À midi, la température de surface descend à −198 °C.
Plus de 100 geysers et cryovolcans projettent des panaches d’eau, d’hydrogène moléculaire et de particules dans l’espace. Une partie retombe en neige sur la lune, le reste alimente l’anneau E de Saturne.
Encelade est actuellement le plus petit corps connu à présenter une activité géologique. Elle libère plus de 100 kg de matière par seconde. Sous la région polaire sud, un océan d’eau liquide pourrait exister. Sa résonance orbitale avec Dione entretient le cryovolcanisme.
Des composés organiques, contenant azote et oxygène, ont été identifiés dans les panaches, témoins d’une chimie propice à la formation d’acides aminés.
Tethys
Troisième plus grande lune intérieure, Tethys affiche la plus faible densité du groupe, ce qui laisse penser qu’elle est constituée surtout de glace d’eau. Découverte en 1684, elle porte le nom d’une titanide grecque.
Avec un diamètre de 1 060 km, elle est la deuxième lune la plus brillante de Saturne. Sa surface, criblée de cratères, présente de grandes failles. Le cratère Olysse, large de 400 km, est l’un de ses traits les plus marquants. Elle orbite à près de 295 000 km de Saturne.
Dione
Deuxième plus grande lune intérieure, Dione a une densité supérieure à celle de Rhéa mais inférieure à l’Encelade actif.
Découverte en 1684, elle est en résonance orbitale 1:2 avec Encelade. Pour chaque tour de Saturne qu’elle effectue, Encelade en réalise deux.
Cette résonance maintient l’activité géologique d’Encelade. Dione, avec un diamètre de 1 122 km, contient deux tiers de glace d’eau et un noyau rocheux dense. Un océan interne d’eau salée pourrait s’y cacher.
Sa surface ancienne, fortement cratérisée, présente aussi de vastes réseaux de failles, signe d’une activité tectonique passée. Dione pourrait encore bouger, à une échelle bien moindre qu’Encelade.
Rhée
Rhée, découverte en 1672, porte le nom de la « mère des dieux ». Deuxième plus grande lune de Saturne, elle occupe la neuvième place du Système Solaire.
Sa faible densité indique une composition de 25 % de roche et 75 % de glace d’eau. Même si elle est la neuvième par la taille, elle n’est que la dixième par la masse. Les deux hémisphères présentent des différences notables, suggérant des histoires distinctes. Température à la surface : autour de -174 °C au soleil, jusqu’à -220 °C à l’ombre.
Rhée possède une fine atmosphère d’oxygène et de dioxyde de carbone. Des indices laissent penser qu’un anneau ténu pourrait l’entourer, fait unique pour une lune, mais le doute subsiste.
Iapetus
Iapetus, la troisième plus grande lune de Saturne, évolue à 3,5 millions de kilomètres de la planète, ce qui en fait la plus éloignée des grandes lunes. Son orbite présente aussi la plus forte inclinaison.
Découverte en 1671, elle doit son nom à un titan grec. Iapetus montre toujours la même face à Saturne et affiche un diamètre de 1 436 km. Sa surface contraste fortement entre une zone sombre et une zone claire, ce qui lui vaut le surnom de « yin-yang » du Système Solaire.
Faite de glace et de roche, elle n’est ni sphérique ni ellipsoïdale, mais présente une crête équatoriale impressionnante, visible même à distance. Cette crête, longue de 1 300 km et haute de 13 km, intrigue encore les chercheurs. Les différences de couleur sont probablement dues à l’apport de particules sombres par Phoebe, une plus petite lune de Saturne, qui s’accumulent sur une moitié d’Iapetus.
La formation de cette crête et la dynamique de l’orbite restent encore à élucider.
Anneaux planétaires
Saturne doit aussi sa renommée à ses anneaux, les plus vastes et complexes du Système Solaire. Ils sont constitués de glace et de fragments provenant de comètes, d’astéroïdes ou de lunes pulvérisées.
La taille des particules varie de grains de poussière à de véritables blocs. Le système se divise en sept groupes : D, C, B, A, F, G et E.
Pris ensemble, ces anneaux s’étendent sur une largeur équivalente à 4,5 fois la Terre, mais leur épaisseur n’atteint pas un kilomètre. Leur stabilité dépend de l’action gravitationnelle de petites lunes qui les gardent en place et sculptent leur forme.
Habitabilité
Saturne elle-même, privée de surface solide et composée de gaz en turbulence, n’offre aucune chance d’abriter la vie telle que nous la connaissons. Mais ses lunes, surtout Titan et Encelade, recèlent des océans internes qui pourraient révéler quelques surprises.
Plans futurs pour Saturne
Si beaucoup a déjà été appris sur Saturne, la planète et ses lunes n’ont pas livré tous leurs secrets. L’attention se concentre désormais sur Titan et Encelade, les deux lunes les plus prometteuses. La mission Dragonfly, prévue pour 2026, enverra un drone équipé d’un générateur nucléaire explorer l’atmosphère et le sol de Titan. L’objectif : mieux comprendre les réactions chimiques prébiotiques qui pourraient s’y dérouler. Quant à Encelade, d’autres observations sont aussi dans les cartons.
Le saviez-vous ?
Voici quelques anecdotes qui montrent à quel point Saturne fascine et étonne :
- Saturne produit les émissions radio les plus puissantes du Système Solaire. On peut même écouter ses sons sur Internet.
- Les anneaux de Saturne disparaîtront dans environ 100 millions d’années : ils sont lentement absorbés par la planète sous forme de pluie de particules de glace, phénomène appelé « Ring Rain ».
- En 2091, Saturne passera au plus près de la Terre, à 8,03 UA.
- 764 Terres pourraient tenir dans Saturne, et près de 1 600 Saturne pourraient remplir le Soleil.
- Une théorie avance que le rapprochement de Saturne et Jupiter aurait provoqué le « grand déluge » sur Terre.
- Certaines études sur les civilisations anciennes avancent que Saturne fut parfois prise pour le Soleil, ou perçue comme une étoile à part entière.
- Le samedi, dans nos calendriers, doit son nom à Saturne.
- Les vents de Saturne sont les deuxièmes plus rapides du Système Solaire, après Neptune.
- L’amplitude apparente moyenne de Saturne est de 0,46, avec une variation due à l’inclinaison de ses anneaux. Sa luminosité maximale atteint -0,55 ; la plus faible, 1,17.
- Deux fois par année saturnienne (soit environ tous les 15 ans), les anneaux deviennent invisibles, car ils sont très fins et parfaitement inclinés. Prochaine disparition : 2025, mais Saturne sera alors trop proche du Soleil pour être observable.
- Avec 20 nouvelles lunes découvertes récemment, un concours a même été organisé pour baptiser ces satellites. Les internautes étaient invités à proposer des noms avant décembre 2019.
- Titan représente plus de 96 % de la masse en orbite autour de Saturne.
- Les scientifiques estiment que l’atmosphère primitive de la Terre ressemblait à celle de Titan, mais sans vapeur d’eau.
- Dans l’Antiquité grecque, Saturne était appelée Phainon. En astrologie hindoue, Shani, dieu du jugement basé sur les actions accomplies.
- Les cultures chinoises et japonaises la désignent comme « l’étoile de la terre ».
- Deux tonnes de la masse de Saturne proviennent d’un engin spatial : la sonde Cassini, volontairement désintégrée dans l’atmosphère de la planète en 2017.
- Seuls quatre engins spatiaux ont visité Saturne : Pioneer 11 (1979), Voyager 1 et 2 (1980 et 1981), et la mission internationale Cassini (2004).
- Cassini a étudié Saturne pendant treize ans, livrant une somme inestimable de données.
Sources :
- NASA
- Wikipédia
Source d’images:
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c7/Saturn_during_Equinox.jpg
- https://www.universetoday.com/24161/saturn-compared-to-earth/
- https://scitechdaily.com/chiron-may-possess-saturn-like-rings/
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2d/Saturn_diagram.svg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/29/Saturn_Storm.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Rotatingsaturnhexagon.gif
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/57/Looking_saturn_in_the_eye.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b1/Saturn’s_double_aurorae_(captured_by_the_Hubble_Space_Telescope).jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f7/Saturn’s_Rings_PIA03550.jpg
- https://carnegiescience.edu/NameSaturnsMoons
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4b/Moons_of_Saturn_2007.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/45/Titan_in_true_color.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b4/Titan,_Earth_&_Moon_size_comparison.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/da/Vortex_on_saturn’s_moon_titan.png
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/94/Hyperion_true.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/83/PIA17202> Approaching_Enceladus.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/72/PIA19061-SaturnMoonEnceladus-CurtainNotDiscrete-Eruptions-20150506.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bc/PIA18317-SaturnMoon-Tethys-Cassini-20150411.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c7/Dione_color.jpg
- https://en.wikipedia.org/wiki/File:Dione_PIA07748_-Amastrus_grooves.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f5/PIA18438-SaturnMoon-Rhea-20141104-fig2.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c9/Iapetus_as_seen_by_the_Cassini_probe> 20071008.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b4/Iapetus_equatorial_ridge.jpg
- https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/de/Saturn_Ring_Material.jpghttp://www.solstation.com/stars/sat1ring.gif
Quand Saturne perdra un jour ses anneaux, la planète ne sera plus la même. D’ici là, la ronde de ses lunes et l’éclat de ses anneaux continueront d’alimenter la curiosité des astronomes, et peut-être, un jour, les rêves d’exploration humaine.



























